Privilégiés, fainéants, profiteurs, égoïstes, irresponsables : voilà ce qui, selon Macron, Gattaz et les media à leurs bottes, définit le mieux ce que nous sommes nous, nous les salariés du public et du privé, les retraités, les chômeurs et les étudiants. Voilà leur définition du monde du travail, de celles et ceux qui, aujourd’hui comme hier, créent les richesses et font marcher la société.
C’est à se demander ce qu’ils diraient de nous si nous n’étions pas le pays qui rémunère le mieux les actionnaires et les patrons en Europe, si nous n’avions pas de Services Publics jugés parmi les plus efficients d’Europe et au-delà.
Pour eux les choses sont claires : ils doivent, pour s’enrichir encore plus, en finir avec tout ce qui fait le bien commun, avec tout ce qui fait entrave aux profits. Alors, pour cela, ils doivent tout casser : le droit du travail, les Services Publics, la Sécurité Sociale…cela pour offrir à l’appétit des marchés financiers tout ce qui peut leur apparaître rentable.
L’attaque est généralisée, ils frappent partout dans les entreprises, à l’Hôpital, dans les Collectivités, les Facs, les Lycées, sur les Retraités qu’ils ponctionnent, sur les Chômeurs qu’ils traquent comme des voleurs, avec comme seul objectif : s’accaparer toujours plus de richesses et tant pis pour les souffrances imposées au plus grand nombre. Seuls comptent leurs intérêts particuliers.
Sachant cela et en étant conscients que chacune des attaques qui nous sont portées participent d’une seule et même logique, c’est tous ensemble qu’il nous faut agir pour inverser les choses.
Et nous pouvons le faire, il y a dans ce pays suffisamment de moyens pour augmenter les salaires et pour un SMIC à 1 800 €, pour réduire à 32 H le temps de travail et créer des emplois, pour assurer l’égalité salariale et professionnelle entre les hommes et les femmes, pour maintenir et développer notre industrie, pour financer les Services Publics et la Sécurité Sociale.